12 et 13/12 : “La France libre à Hong Kong”

Publié le 4 décembre 2019

12/12 : Conférence “La France libre à Hong Kong”

 

François Drémeaux, ingénieur de recherche à l’université Le Havre-Normandie, présentera une conférence sur les Français libres de Hong Kong pendant la Seconde guerre mondiale le 12 décembre à 18h30 en salle Segalen au Consulat général.

 

 

13/12 : La cérémonie d’hommage aux Forces Françaises Libres

 

 

Le lendemain, vendredi 13 décembre à 14h15 au cimetière militaire de Stanley, aura lieu la cérémonie d’hommage aux Forces Françaises. Comme chaque année, l’UFE soutient et sera présente pour ce devoir de mémoire.

Cette année, l’occasion est particulière. Une nouvelle plaque sera dévoilée et inaugurée sur le monument. Fruit de plusieurs années de recherche, elle contient les noms de Français et de Vietnamiens impliqués dans la défense de Hong Kong, et jusqu’alors oubliés. La conférence au consulat le 12/12 sera pour expliquer l’histoire qui a mené à l’édification du monument.

Chaque année, le comité de l’association du Souvenir français de Chine, comité de Hong Kong et le Consulat Général de France à Hong-Kong et Macao se réunissent pour rendre hommage aux Forces Françaises Libres.

Pendant une cinquantaine d’années, de 1948 à 1997, le consulat de France et les attachés militaires qui y sont affectés participent régulièrement aux commémorations organisées au cimetière militaire de Stanley, les 11 novembre, 8 mai ou 18 juin.

Après la rétrocession de 1997, les fonctions d’attaché militaire sont supprimées et la tradition semble se perdre… jusqu’aux 18 juin 2007 et 2008, à l’occasion des escales du Var, navire de l’amiral commandant la zone maritime de l’océan Indien.

Depuis, les escales des différents navires militaires français sont toujours l’occasion d’une cérémonie. Le 14 juillet 2007, les marins du Bagad St-Mandrier ont également rendu hommage à la mémoire des Français Libres, au son de la cornemuse. Enfin, le 7 décembre 2011, l’association Souvenir français de Chine et le consulat de France ont organisé, avec le lycée français international Victor-Segalen, une cérémonie pour les 70 ans de la bataille de Hong Kong ; une commémoration émouvante en présence notamment de Monique Westmore, la fille d’Armand Delcourt, revenue sur les lieux pour l’occasion.

Plus de soixante ans après son inauguration, la stèle des Français Libres est redevenue un lieu de mémoire de la communauté française de Hong Kong.

 

 

 

 

 

 

La résistance française à Hong Kong

 

Nous vous proposons, grâce aux travaux de Christian Ramage et de François Drémeaux, auteurs du l’ouvrage “Hong Kong, présences françaises”, de revenir sur les faits marquants de la résistance française à Hong Kong :

*Prisonniers, Résistants et victimes silencieuses : le sort des civils français
L’histoire des Français de Hong Kong pendant l’Occupation japonaise reste à écrire. Peu de documents ont été exhumés pour reconstituer leurs trajectoires éparpillées par la tourmente. Les archives recèlent donc encore bien des secrets. Cependant, de nombreuses sources privées et les correspondances consulaires attestent qu’un grand nombre de Français ont quitté Hong Kong avant l’invasion japonaise pour trouver refuge en Indochine. Certains Français restés à Hong Kong sont internés dans le tristement célèbre camp de prisonniers civils de Stanley, ou encore celui de Sham Shui Po. Qui sont-ils ? Combien sont-ils ? Difficile à dire. A la Libération, le drapeau français flotte parmi ceux des autres nationalités présentes dans le camp de Stanley.

 

*La France Libre à Hong Kong 
Il faut attendre le 19 septembre 1940 pour qu’un « comité France Libre de Hong Kong » soit officiellement créé. Il est présidé par Louis Biau, un architecte. Celui-ci s’occupe principalement de la propagande, avec une revue mensuelle (France Libre) et des émissions radiodiffusées sur Hong Kong. Soixante-douze Résistants sont ainsi pris en charge à Hong Kong. Parallèlement, les autorités coloniales britanniques renforcent leur dispositif de défense en créant le Hong Kong Volunteer Defence Corps. La quarantaine de Français ayant adhéré à la France Libre rejoignent ce corps de volontaires. Un comité interallié, où siège un représentant de la France, est chargé de surveiller le port afin de lutter contre les sabotages.
Le Japon envahit Hong Kong le 8 décembre 1941. Les Français Libres du corps des volontaires participent immédiatement à la défense du territoire. La plupart des ressortissants sont sains et saufs.

 

*La résistance passive du consul Reynaud
Louis Reynaud, entre en Résistance. Dans un télégramme daté du 20 juin, il déclare : « Groupée autour de moi, la colonie française de Hong Kong s’indigne contre toute idée d’armistice et de paix séparée et se révolte à la pensée d’une telle trahison vis-à-vis de nos alliés et de l’humanité ». Après juillet 1940, il n’y a plus aucun haut fonctionnaire français ouvertement partisan de la France Libre. Tous doivent prêter serment au maréchal Pétain et accepter l’Occupation allemande. Louis Reynaud renie son gouvernement et tombe en disgrâce. « Cet agent est passé à la dissidence. La Trésorerie n’alimente plus le consulat qui se trouve donc sans ressources. Il n’y a plus ni budget de fonctionnement, ni salaires.
Il est mort à Hong Kong le 6 juillet 1943 sans s’être jamais compromis avec le régime collaborationniste français.

 

*Une stèle pour les Français Libres
Le 31 mars 1948, une stèle à la mémoire des Français Libres est inaugurée par le consul de France, Robert Jobez, au cimetière militaire de Stanley. Cette stèle a été élevée par les Français Libres « à la mémoire de leurs camarades tués ou décédés à Hong Kong ». Si vous passez dans les alentours, n’hésitez pas à vous y arrêter et à vous y recueillir.